Provocations Sensuelles (Extraits)

Face aux pressions sensuelles insolites, Dieu demeure le refuge fidèle.

Résumé :

Le célibat prolongé fait poser des questions curieuses : « Suis-je normal ? » « Suis-je appelé au célibat ? » « Pourrais-je un jour me marier ? » « Pourquoi suis-je encore célibataire à mon âge ? » etc.

Harcelé dans sa chair et éprouvé au plan moral, Simon cherche son chemin. Au bout du compte, celui sur qui il entend s’appuyer pour comprendre sa vie sexuelle manifeste lui-même une sensualité plutôt étrange. Que fera-t-il finalement ?

Début de la nouvelle

Je venais de passer sur une chaîne adulte. L’image perçue me troubla et j’éteignis la télé. L’image zappée montrait un homme glissant un préservatif sur son membre. Qu’allait-il faire ensuite ? C’est là ce que mon subconscient refusa de voir.

Mon premier contact avec cet objet eut lieu en fac, en Licence philosophie.

Condom protector offert a Simon
Condom protector offert a Simon

Une camarade du « Club L’éveil » m’en offrit un. Je refusai discrètement, avec crainte qu’elle ne posât davantage de questions. J’étais alors étudiant professionnel. Leur distribution de condoms protecteurs s’effectuait dans le cadre de la lutte contre le sida et contre les IST en milieu universitaire. Elle insista mais je persistai dans mon refus.

Son insistance fut pour moi cause d’une grande gêne. Car comment dire à une belle fille qui vous admire qu’on est puceau à cet âge là ! A 20 ans, beaucoup d’étudiants et d’étudiantes vivent déjà en couple. Nous étions en 2009 et j’étais au dessus de la trentaine.

Tous en classe savaient que j’étais chrétien car je ne ratais aucune occasion pour leur parler de Jésus-Christ. Je les incitais autant que possible à se détourner du péché et à confier leurs vies au Seigneur Jésus qui sait le mieux conduire toute vie. C’est tout de même curieux qu’elle m’offrît le fameux plastique car bien de fois, même n’étant pas chrétien, les camarades musulmans louaient bien la chasteté des chrétiens et ne manquaient pas de faire des reproches aux chrétiens qui se vautraient dans la fornication. « Comment toi qui es chrétien te comportes-tu comme ça ? » « Je connais des chrétiens qui ne font pas les mauvaises choses que tu fais, » pouvait-on les entendre reprocher.

Avec du recul, je me pose la question de savoir si celle-ci me provoquait ou si elle était sincère. Son offre m’énerva car en plus nous étions assez proches et elle en savait assez du Christ. Peut-être voulait-elle introduire un échange sur le sexe ? Je ne saurais le dire. Nous nous sommes séparés après l’année de licence et je ne puis dire dans quel coin du monde elle se trouverait.

L’heure du coucher s’approchait. Il était bientôt vingt-et-deux heures trente et je prenais habituellement un bain froid avant le lit. Le rafraichissement m’assurait une plongée rapide dans le sommeil.

Je fermai ma porte et rentrai dans la salle de bain. Mes vêtements ôtés, mes pensées plongèrent dans la vie de mes amis mariés. « Ils seraient certainement en train de s’apprêter pour une nuit de bonne compagnie. Leurs épouses sauront les écouter et leur donner des conseils. Elles sauront leur remettre ce qui leur revient et certainement ils seront en meilleure forme demain matin… » Je me mis à rêvasser sur ma condition de célibataire et sur ma solitude. Je songeai à mes prières et à mes multiples jeûnes pour la rencontre de l’âme sœur. « Jusqu’à quand attendrai-je ? »

L’image de mon corps dans le miroir me ramena au préservatif. Et si je l’eus pris ? Je l’aurais essayé, ne serait-ce que pour sentir ce que ressentent ceux qui les portent. Mais qu’auraient pensé mes amis ? Ils savaient bien que je respecte le Seigneur et ne m’engagerai point dans quelconque débauche. Si je l’eus pris, j’aurais au moins eu l’occasion de voir de près comment ça se présente. Au fait, les mariés chrétiens utilisent-ils les préservatifs ? Voilà une question ! Que conseillerait un pasteur au sujet du préservatif ?

« Une chose est sûre, la fornication est contraire à la doctrine chrétienne et l’adultère aussi. Mais ce plastique serait-il utile pour les couples ? » Avant que de m’en rendre compte, je fus envahi de désirs et mes pensées se mirent à flirter. J’évaluai toutes mes relations avec les sœurs en Christ (les chrétiennes) et me rendis compte que je n’étais même pas près d’être fiancé. Personne en liste dans quelque amitié pouvant aboutir aux fiançailles ! « Seigneur, je suis un homme bien-portant pourtant. Que fais-tu des moqueries sur ma sexualité ? »

Mauvais souvenir, pitié !

J’étais alors à l’école de marketing en 2001. Un camarade de classe m’entendant déconseiller la fornication, se moqua de nous disant :

― Y a-t-il un adulte qui ne baise[1] pas ?

Sur quoi l’ami répondit :

― Simon est un bon chrétien, il ne fait pas ces choses…

Le curieux répliqua :

― Mais comment fait-il avec son pied ?

Mon interlocuteur, pour m’agacer ou pour contrarier la suite de notre causerie, répondit :

― Il dort avec la ceinture attachée.

Ces souvenirs de moqueries me choquèrent et mon corps se ressaisit. Je pris rapidement mon bain et me couchai. Je ressassai quelques-unes des moqueries qui étaient régulières. Il ne fallait surtout pas aller loin. La corbeille des moqueries était pleine et fouiner à l’intérieur risquait me plonger dans l’auto apitoiement. « Le Seigneur est certainement au courant de mon besoin de mariage ; il sait bien que je suis en âge, » cette pensée me consola.

Je me couchai donc, volontaire pour dormir promptement comme à l’habitude. Il était en effet rare que je fisse plus de cinq minutes avant de trouver le sommeil. Ce soir-là fut différent. Après plus de 30 minutes au lit, le sommeil resta distant. En quelques rares occasions pareilles, la lecture de la Parole de Dieu est pour moi le médicament immédiatement efficace.

Je me relevai et ouvris la Parole de Dieu. Je tombai sur les versets 1 à 9 du 7e chapitre de la première épitre de Paul aux Corinthiens (version LSG). Le texte disait :

 « 7.1 Pour ce qui concerne les choses dont vous m’avez écrit, je pense qu’il est bon pour l’homme de ne point toucher de femme.

 7.2 Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. 7.3 Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. 7.4 La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. 7.5 Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence.

7.6 Je dis cela par condescendance, je n’en fais pas un ordre. 7.7 Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre.

7.8 A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi. 7.9 Mais s’ils manquent de continence, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler. ».

L’effet somnifère manqua le rendez-vous. Ma pensée exerça une compréhension sélective et seuls les versets 1 et 8 retentirent à répétition dans mon esprit. Les déductions se succédèrent les unes aux autres. « Si à 37 ans je ne suis pas encore marié, c’est que Dieu voudrait que je reste comme l’apôtre Paul ! »  « Si toutes mes relations et toutes mes tentatives de liaison ont échoué jusqu’à ce jour, peut-être est-ce une invitation de Dieu à demeurer seul ? » « Ah Seigneur ! Je me sens déjà si humilié ! Tant de moqueries pour le single que je suis ! J’ai honte chaque fois qu’on me demande si je suis marié, que ce soit dans des dossiers ou de visu.

« Si j’avais vraiment le don de célibat, aurais-je honte ?

« Certainement non, car je le verrais comme une bénédiction. Certainement non car à la vérité, je soupire après ce que font les couples dans leur intimité ; et ma honte ne traduit-elle pas la gêne de ne pas avoir de relations sexuelles comme tout homme adulte normal ? Je ne pense pas avoir ce don, sinon je ne soupirerais pas si fréquemment à l’intimité conjugale.

« Et voici bientôt 20 ans que je jeûne régulièrement pour tenir devant les pressions de la chair ! Je dois zapper de chaîne en chaîne quand devant la télé, car même les danses africaines me rappellent que j’ai l’âge d’être accompagné. Non ; surement que je n’ai pas le don de célibat.

« Et si l’appel à la chasteté précédait la décision ?

« Si Dieu appelait à la chasteté avant que d’équiper l’appelé, cela voudrait dire que la reconnaissance de ma condition d’appelé me suffirait. Porté par elle, je comprendrai que Dieu a fait de moi un eunuque pour le royaume de Dieu. Seulement je ne peux mentir, telle conviction n’est nulle part en moi et les réclamations sensuelles sont présentes et même fréquentes dans mes membres ! Je suis plutôt convaincu que celui qui a tel appel n’aspire pas aux choses sensuelles, celui-là à mon avis est chaste et a du désintérêt pour les questions sexuelles. Je n’ai aucune conviction d’appel à la chasteté.

« Déjà, en ce seul mois, j’ai été confondu par mes pulsions par trois fois. J’aime le Seigneur sincèrement, et je sais aussi être attiré par le plaisir sexuel. Si ce n’était pas le cas, je l’aurais su. L’apôtre Paul apparemment ne souffrait pas des pressions de ses organes, sinon il n’aurait pas conseillé qu’il est bon de rester comme lui. Peut-être qu’il avait un don spécial et se sentait maître en tout temps. Peut-être aussi qu’il avait un art particulier de distraire ses pulsions comme le propose Descartes dans son discours sur le contrôle des passions !

« Tout compte fait, je ne suis pas Paul et il me semble que Christ gère au cas par cas. Peut-être que les prêtres catholiques ont un secret de maîtrise de soi que j’ignore ! Si seulement je pouvais avoir quelques conseils de l’un d’eux ! Oui, je veux savoir s’il leur arrive que leur membre se rebelle pendant des heures comme le mien. Savoir s’ils se trouvent souvent à parler au Christ du besoin de satisfaire leurs besoins dans les bras d’une épouse disposée. Ils n’oseraient pas. Ils ont fait un vœu ; moi je n’en ai pas fait et depuis des années, je cherche à me marier, là est la différence. Peut-être qu’en faisant de vœu, mon corps se soumettrait-il plus gentiment ? »

L’idée de faire un vœu se dissipa aussitôt que venue.

« Moi, c’est Simon. Je suis différent de l’apôtre Paul, différent du prêtre catholique, différent même des moines tibétains. Leurs célibats à eux cadrent avec des vœux inhérents à leurs appels. Pour les deux derniers, ils doivent être célibataires pour être ce qu’ils sont. Pour l’apôtre Paul, la mission le préoccupait au point qu’il était difficile qu’il s’engageât dans une relation maritale sinon il n’aurait pas dit quelque part dans sa lettre : « N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? » Or s’il pose cette question, c’est qu’il aurait bien voulu se marier si les conditions le lui avaient permis.

« Pour moi, je veux comprendre que la virilité de l’apôtre était intacte et que certainement la grâce de Dieu était particulière dans sa vie, lui donnant des moyens spéciaux de vivre comme un eunuque, juste pour la cause du royaume de Dieu. Mais mon cas n’est-il pas différent ? Je ne suis pas Paul. »

Je retournai lire les textes de 1Corinthiens au chapitre 7 et me rendis compte que l’apôtre avait même spécifié, sans le moindre voile, que celui qui sentait la menace de brûlure devait se marier ! Et même ajoutait-il, que l’homme donne à la femme ce qui lui appartient ; et à la femme de remettre à l’homme ce qui lui revient. A la relecture de ce texte, je sentis un afflux de sang occuper le site sensible. Mes pensées se troublèrent à nouveau. Le texte précisait bien : « Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps… Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari… ».

« Le texte encourage le couple à revenir immédiatement ensemble, juste après la prière. Mon Dieu ! Tu n’es donc pas contre le sexe ! Tu n’es donc pas contre le rapport sexuel ! » observai-je. Mes réflexions étaient en pleine redécouverte. Je perdis tout contrôle de mon corps et réalisai qu’il faisait chaud. Il devait être déjà une heure du matin et la turgescence virile prit l’organe de l’homme en otage. J’étais en territoire privé et point n’était besoin de ceinture. La blague de mon camarade de fac était de mauvais goût.

[1] Ce mot dans son contexte voulait dire : « qui n’accomplit pas la relation sexuelle».

Fin de l’Extrait

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2 commentaires

  1. Eh oui c’est vrai que le célibat n’est pas géré de la même façon par l’homme et la femme. J’espère de tout coeur que votre moitié est en chemin. Que l’Esprit vous fortifie dans cette période d’attente

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    1. Merci beaucoup chère Grâce pour votre remarque très pertinente. C’est que vous m’avez ouvert les yeux sur un fait non considéré pendant l’écriture de la nouvelle. Du coup, je suis très curieux de savoir comment la femme gère le célibat au delà de la trentaine. Est-ce plus facile, plus difficile? Merci pour vos encouragements touchant tous les célibataires qui arrivent dans le site, vivement que le Seigneur réponde aux prières des ses enfants qui s’attendent patiemment à Lui. A bientôt et que Dieu vous garde.

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